Myrtille Beck est une joaillière à la créativité talentueuse. Sa fascination pour les bijoux anciens et sa maîtrise des techniques délicates ont façonné son style. Elle créé ses collections de bijoux, aux noms poétiques parfois mythiques qui allient raffinement, élégance et intemporalité. Myrtille Beck rend unique chaque bijou qui croisent ses mains.

Elle a un don rare : celui de savoir vivre avec sa sensibilité pour mieux percevoir et « sentir » les personnalités qui viennent à son atelier, avec humilité. En plus de ses collections, elle offre aussi la possibilité à chacun de créer le bijou de ses rêves avec le sur-mesure.

Une seule adresse pour le plaisir ou les belles occasions de la vie (naissance, fiançailles mariages), Myrtille Beck ! Bagues, bracelets, colliers, boucles d’oreilles vous trouverez le bonheur recherché.
La grande nouvelle : elle change d’atelier en restant dans le quartier de South Pigalle. Ouverture imminente…

Un aperçu pour entrer dans son univers….

Myrtille Beck Les curiosites daurel

J’avais à cœur de vous présenter les créations fines et poétiques de Myrtille. J’ai eu la joie de la rencontrer, il y a un an, lorsqu’elle a réalisé la bague de mes rêves à l’occasion de la naissance de mon fils. Au delà de son talent indéniable, de son style unique, j’ai été captivée par sa chaleur humaine.

les curiosites daurel myrtille beck

Je réalise que j’ai « une croyance » sur les professionnels de talents. Je les imagine dans leur monde, difficile à atteindre avec le devoir de m’adapter à eux. Myrtille m’a démontré (sans le savoir) que j’avais tort ! Elle a cet autre talent : celui de vous accueillir tel(le) que vous êtes, à l’écoute sincère de vos envies et de comprendre vos désirs rapidement.

Pas toujours évident d’expliquer clairement ce que l’on souhaite quand il s’agit de la création d’un bijou sur mesure. Le pression est là ! Un bijou qui symbolise un événement important de sa vie doit être unique, à son image. Comment être sure que la réalisation finale sera la bonne ?

Myrtille Beck a ce grand plus qui vous rassure.

Après lui avoir donné les lignes directrices de mes envies et avoir répondu à ses questions, j’ai su qu’elle avait tout compris. Elle a réussi à dessiner la bague que je m’étais imaginée sans même l’avoir réellement imaginée ! Vous me suivez toujours ?

Exemple de croquis

Myrtille Beck Les curiosites daurel

Pendant cet entretien, le dessin validé, la pierre choisie, elle a fait un montage, rapide pour que je puisse avoir un aperçu du rendu final. L’idéal, je suis repartie sereine de cette première rencontre !
Après quelques échanges par messages me tenant informée de l’avancée, le jour J est arrivé !

Vous m’excuserez mes ongles n’étaient pas faits, cela n’enlève en rien la beauté de la bague en or rose sertie d’une calcédoine avec un double milligrain.

L’expérience d’achat fut précieuse. Un beau moment, reflet de la personnalité de Myrtille et de son atelier. Son écrin, les consignes d’entretien, les conseils, tout pour vous égayer avec la bague au doigt !

————————————————-

Je me suis entretenue avec Myrtille Beck, au Pigalle Hotel, dans le quartier de son atelier. Nous avons eu un échange apaisant sur son parcours, ses inspirations, sa philosophie de vie…

#MeetTheMaker
Myrtille, qui es-tu ? Une joaillière, une créatrice, artisan ?

C’est hyper compliqué. Je crois que je me suis toujours posé cette question (rires). J’ai toutes les casquettes. Je me sens une âme de créative et je fabrique…. Si je dois renseigner mon métier, je note joaillière parce que j’ai la technique, j’ai le métier dans les mains et c’est aussi de l’artisanat d’art. Donc c’est un tout. La part de créa est très importante et je l’ai toujours eue mais j’ai d’abord développé le côté technique. Ce sont des métiers où tu mets dix ans pour tout maîtriser, savoir ce que tu fais comment tu le fais et aller vite sans plus te poser de questions.

Tu créé tes propres collections. Comment ont-elles vu le jour ?

Je me cherchais, je voulais faire un truc où il y avait ma patte. Alors tu te cherches, tu vis des choses, des frustrations, des trucs pas drôles de la vie et d’un coup il y a tout qui sort. C’est comme si pendant toutes ces années tu intègres des choses et à un moment tu ne réfléchis plus, c’est là. C’était étonnant.

Au début, lorsque j’ai ouvert l’atelier je faisais du sur-mesure. En 2013, j’ai créé ma première collection. Quand elle est sortie ça a cartonné. J’ai été libérée. À partir de ce moment là je n’ai plus réfléchi. Je ne suis plus à me dire il faut que je trouve un truc. Là c’est toi. Tu te trouves toi et ça devient une évidence. Après tu ne te poses plus de questions. Tu acquiers une confiance en toi.

C’est comme si tu devenais ton outil. Tu te nourris en regardant des expos, tout est matériel à créer. Au début je pouvais passer des heures pour faire un dessin. Tu t’arrête et tu te dis « il faut que je trouve la bonne idée ». Maintenant je ne réfléchis plus. Je prends mon crayon et tout vient, c’est comme si tu étais branchée, tu as une connexion à quelque chose, à toi !

Myrtille beck les curiosites daurel

Je vois les modèles. La nuit, je peux faire des rêves où je vois les créations. J’ai toujours un calepin avec moi.  J’ai plein de carnets partout ! À côté de mon lit, dans mon sac. Je bloque l’idée tout de suite. Je la dessine, je note les explications techniques, les couleurs de pierres, les finitions….

Myrtille Beck Les curiosites daurel

myrtille beck les curiosites daurel

Myrtille, depuis 20 ans tu travailles dans la joaillerie. Qu’est-ce qui t’a motivé à choisir ce métier ?

Quand j’étais petite j’avais une belle sœur styliste. Elle faisait des sous-vêtements pour homme. J’étais souvent chez eux. Elle me faisait faire des bijoux fantaisie. Cela a eu une grosse influence sur moi. Je voulais être styliste comme elle (rires).

J’ai voulu faire des études pour être styliste. Mais ce n’était pas moi. J’ai fini la 1ère année. Les fringues ce n’était pas pour moi. Alors je me suis dit, pourquoi ne pas faire des bijoux. J’étais dans un trip mystique, je voulais soigner les gens grâce aux bijoux et aux pierres (rires). J’étais au taquet. 

Je pense que la vie est bien faite et je crois aux signes ! Je suis repartie sur Antibes où j’habitais à l’époque et j’ai croisé un pote qui m’a demandé où j’en étais. Je lui ai dit que je voulais faire des bijoux. Il me parle alors de son cursus en CAP bijouterie, en me disant que je pouvais étudier pendant une semaine par mois et avoir un salaire en travaillant le reste du temps. Je suis partie tôt de chez mes parents et donc cette option était canon car elle me permettait de payer mon appart’, ma vie.

myrtille beck les curiosites daurel

J’ai fait une journée dans un atelier pour voir si cela me plaisait et j’étais en transe !!! Je suis tombée amoureuse de ce métier en 2 secondes.

Tu sais quand tu te dis, ça y est, je suis à ma place ?! C’est précieux de savoir aussi tôt ce que tu vas faire

Après l’année en art appliqué, j’ai fait un CAP de bijouterie et un CAP de joaillerie puis le brevet des métiers d’arts des joyaux. J’ai beaucoup bossé dans des ateliers à Paris qui faisaient des bijoux pour des grandes maisons. Ce n’est pas de la créa, c’est de la technique. Parfait pour apprendre car il faut être minutieux, carré, propre et savoir faire de belles finitions.

Myrtille beck bague les curiosites daurel

Quel cheminement as-tu suivi avant d’ouvrir ta boutique, ton atelier ?

Quand je faisais mon brevet des métiers d’arts, j’habitais au-dessus de la boutique d’ Yves Gratas. Il fait des bijoux non conventionnels. Je voyais sa boutique tous les jours avec l’atelier derrière. Lui il travaillait beaucoup avec des montures simples des pierres cabochon. J’étais fascinée et je me disais je veux ça ! (rires). Je veux ma boutique, mon atelier, c’était mon but. Mais je me suis dit il faut que je sache me débrouiller seule avant d’ouvrir. J’ai commencé en 96 et ouvert mon atelier en 2008.

J’ai failli arrêter après une dernière expérience difficile et changer de métier… Mon mec m’a bien boosté et m’a recentré sur mon rêve. En 9 mois, j’ai monté le projet, trouvé la boutique et ouvert. Au début je vendais d’autres créateurs, je faisais du sur-mesure mais le but c’était que je fasse ma propre collection.

Myrtille Beck Les curiosites daurel

Qu’est-ce qui a fait que Myrtille Beck rencontre un tel succès ?

Je pense qu’il y a eu un tout. La visibilité d’un truc joli sur un méga support (sa collection « Allégria » a été citée dans le Vogue). Au même moment je me suis mise sur Instagram. Il y avait le « Daily Elle » qui identifiait des créations grâce à un hashtag #. Et ils ont relayé beaucoup de photos. Alors j’ai eu beaucoup de nouveaux abonnés. Petit à petit, ce fut un engrenage et tout est parti de là.

Puis j’ai eu mon fils. Cela a tout chamboulé. Je ne pouvais plus bosser comme avant. C’était dure car mon métier est aussi thérapeutique et me permet de couper un peu mon cerveau….

Myrtille Beck Les curiosites daurel

Depuis quand as-tu cette passion pour les bijoux anciens et vintages ?

Quand j’étais dans mes études j’étais passionnée par les bijoux de l’art nouveau (Lalique, Fouchet etc). Il y avait quelque chose de très floral, très rond, féminin. Après j’ai bossé dans un atelier ou l’on faisait de la restauration de bijoux anciens. Ce sont des colliers Napoléon, où les fleurs sont montées sur tremblants donc dès que tu bouges les fleurs aussi ! On avait des bijoux italiens en mosaïques que des trucs de fou ! Parfois tu développes des sensibilités pour des choses et dès que cela te passionne, tu creuses, tu cherches tout ce qui se fait, les époques…

Même les bijoux avant Jésus Christ, les bijoux romains, les bijoux étrusques il y a vraiment du matos. C’est riche, c’est beau, cela te donne des émotions quand tu les vois. Tu fais toutes les écoles. Je fais des blocages sur l’époque Victorienne. Tous les bijoux anglais sous la reine Victoria, le roi George… ll y a une délicatesse qui me touche dans le design et le raffinement qui m’inspirent !

Dans tout ce que je fais, il y a toujours un mix de techniques que tu trouves sur les bijoux anciens que je modernise pour que ce soit portable confortablement et joli.

Je bloque sur les détails et quand tu zoom sur le bijou tout doit être joli. En travaillant l’or sur le contour même avec une pierre imposante, tu apportes une sensation de légèreté et de délicatesse.

Tu dis souvent « on », à qui fais-tu référence ?

À mon mec qui est sertisseur. Il fixe les pierres et fait le travail de grain qui est délicat. Comme il travaille hyper bien nous sommes liés. Si le serti n’est pas bien fait, tu peux tout recommencer. C’est très important pour moi que tout soit parfait.

Les curiosites daurel myrtille beck bijoux or medaille

Est-ce que tu réalises plus pour le sur-mesure ou tes collections ?

Maintenant ce qui est fantastique c’est que les gens viennent pour mes collections. On fait des adaptations de modèles existants. J’ai beaucoup de sur-mesure pour les pierres de familles.

Quelle est ta philosophie de vie ? Allier tous ces rôles : femme, mère, entrepreneuse, artisan, comment trouves-tu ton équilibre de vie ?

J’ai le dimanche avec ma famille mais je suis fatiguée. Le matin je reste avec mon fils avant de le déposer à la crèche et le soir je vais le chercher 2 fois par semaine. J’aimerais trop avoir un samedi par mois. Comme je suis une bête de travail j’ai tendance à faire passer le travail avant. Je culpabilise pour mon petit. Quel modèle on lui montre. Là je suis en manque de temps et je travaille 6 jours sur 7 depuis plus d’un an. Je passe beaucoup de temps avec la paperasse. C’est le moment où je veux me faire aider. J’essaie donc de structurer mon organisation pour me libérer du temps. On va essayer de faire un roulement pour que tout le monde puise profiter de sa famille. Tout ira mieux quand on ouvrira le nouvel atelier.

Est-ce que tu fais du sport de la méditation ?

Je fais du Yoga Kundalini. Je n’ai plus le temps d’aller au cours. Je continue les mantras que je trouve très puissant. J’avais une prof géniale qui s’appelle Isabelle Silvagnoli mais elle donne des cours dans tout paris, trop loin pour moi maintenant…. J’ai moins de temps…

As-tu une pierre précieuse préférée ?

J’aime trop toutes les pierres. Les diamants, les saphirs de couleur. Les tourmaline ça me met en transe.

Un aperçu de ses créations, en or rose ou gris, diamant blanc champagne, pierres précieuses….

Myrtille Beck Les curiosites daurel

 

Myrtille Beck Les curiosites daurel

Myrtille Beck Les curiosites daurel

Myrtille Beck Les curiosites daurel

Myrtille Beck est actuellement au 30 rue Henry Monnier, 75009. Bientôt (d’içi fin avril 2017), vous pourrez la rencontrer au 20 rue Henry Monnier, 75009.
Son e-shop, son Instagram ou son Facebook pour suivre son actualité.
Crédits photos : portraits atelier : Paris Quinn ; Bijoux : Myrtille Beck.

Save

Save

Save

Save

Save

Save

Save

Save

Save

Save

Save

Save

Save

Save

Save

Save

Save

Save

Save

Save

Save

Save

Save

Save

Save